Sylviculture et enseignement : une nouvelle approche

Article paru dans le bulletin de la Société Forestière de Franche-Comté et des Provinces de l’Est (SFFC)
numéro 1 – mars 2000 – tome XLIX – pp. 21-30

Responsable du BTSA[1] gestion forestière au Centre de formation de Châteaufarine[2] (Besançon) et formateur notamment en sylviculture de 1996 à 1999, il m’a semblé intéressant de partager les résultats de la démarche originale que nous avons suivie avec succès pendant plus de quatre années. Elle a été initiée par mon prédécesseur, Sylvain Gaudin, en collaboration avec le CNPR[3], et appliquée essentiellement en BTSA gestion forestière et BTA[4] gestion et conduite des chantiers forestiers, auprès de stagiaires adultes en formation courte et d’apprentis.

A l’origine…

Si l’on revient plus d’un siècle en arrière, la sylviculture se résumait à des traitements bien identifiés, notamment taillis simple, taillis-sous-futaie, futaie régulière. D’autres restaient alors marginaux ou relativement peu étudiés. Naturellement, il y avait aussi des discussions et des découvertes, mais les filières d’évolution des peuplements étaient alors assez nettes. En futaie régulière, par exemple, les opérations sylvicoles étaient peu nombreuses et de type négatif[5]. Les peuplements en résultant aux différents stades étaient morphologiquement très proches. Les jeunes futaies avaient ainsi ces caractéristiques communes : houppiers en « V » étroit, diamètre faible, forte densité, H/D élevé…

De même, les taillis-sous-futaie[6] présentaient des signes morphologiques particuliers très semblables : taillis toujours sous les houppiers des réserves, houppiers des réserves hémisphériques (caractéristiques d’une croissance libre au-dessus du taillis), équilibre entre le couvert des réserves et celui du taillis, structure irrégulière de la réserve.

A un traitement correspondait ainsi un ou des types de peuplements, ce qui a logiquement poussé à nommer les peuplements selon les opérations qu’on leur appliquait. Ainsi, un traitement en taillis simple donnait des peuplements appelés « taillis simple », le traitement en futaie régulière produisait des peuplements nommés « futaie régulière » avec ses différents stades…

La base de description des peuplements est alors constituée autours des notions de régime (taillis/futaie) et de traitement (régulier/irrégulier). La conversion en futaie régulière s’est ensuite ajoutée naturellement à ce système, avec l’implantation d’une pensée de type monolithique. Dans ce contexte, l’enseignement de la sylviculture s’est structuré de la même façon. On peut le présenter schématiquement et sommairement de la façon suivante :

La futaie régulière

la régénération
les travaux
les coupes

Le taillis simple

le renouvellement du taillis simple
le balivage intensif : conversion en futaie régulière

Le taillis-sous-futaie

inconvénients
conversion en futaie régulière

etc.

Depuis, ce schéma s’est bien sûr enrichi des nouvelles idées et connaissances sylvicoles, mais sans évoluer vraiment dans sa forme et son principe.

Quelles conséquences ?

Peuplement et sylviculture

Comme nous venons de la voir, cette démarche confond logiquement traitement[7] (action) et peuplements (description). Si la sylviculture a influencé l’enseignement, on peut aussi considérer que l’inverse est vrai : quoi de plus naturel et évident dans une futaie régulière que de continuer en futaie régulière ? On peut même affirmer que, dans la quasi totalité des cas, l’idée de pouvoir orienter autrement le peuplement ne venait même pas à l’esprit.On a donc des futaies régulières à traiter en futaie régulière, des TSF à convertir, etc. La sylviculture est alors bien souvent à chemin unique : conversion et transformation en futaie régulière.

De nouveaux peuplements, d’anciens noms

Or la morphologie (l’aspect) des peuplements a évolué suivant les modes de conversions réalisées. Les conceptions sylvicoles sont restées similaires au schéma présenté ci-dessus : le nom du peuplement restait confondu avec le traitement voire l’ancien traitement. On s’est donc trouvé simultanément avec de nouveaux peuplements, présentant de nouvelles caractéristiques, et un vocabulaire ancien. C’est l’habitude qui cache la forêt ! Ce phénomène a été accentué par l’évolution de la sylviculture elle-même : éclaircies plus dynamiques et par le haut, développement du jardinage, décapitalisation… On peut aujourd’hui observer des peuplements qui n’existaient pas ou quasiment pas il y a quelques décennies mais qui ont conservé le nom du peuplement dont ils sont issus.

Le meilleur exemple est sans aucun doute celui des taillis avec réserves, que l’on entend encore souvent appeler « TSF » ou « TSF en conversion » : le peuplement a évolué, mais pas son appellation.On trouve aussi des futaies régulières présentant de nouvelles caractéristiques en terme de capital (densité, volume…) ou de structure, ou des taillis simples qui n’en sont plus vraiment – ayant par exemple des caractéristiques intermédiaires entre le taillis simple et la futaie sur souche.

Un nom, quelle importance ?

On peut s’interroger sur l’importance de la dénomination d’un peuplement, tant qu’on y travaille bien. Mais que penserions-nous de deux médecins, appelant la même affection l’un « rhume » et l’autre « grippe » ? Que penser de deux forestiers sur une parcelle, l’un parlant de « taillis avec réserves riche régularisé gros bois », l’autre affirmant qu’il s’agit d’une « futaie régulière à régénérer » ?

Ou bien sur une autre parcelle du deuxième plateau du Jura : « futaie jardinée équilibrée – Type B » face à « futaie régulière riche en gros bois, en cours de régénération »…

La première utilité d’une bonne dénomination est la communication. D’autre part, on peut légitimement se demander si celui qui parle de « rhume », par exemple, a bien vu tous les symptômes.

Enfin, en revenant à la forêt, la justesse de la dénomination a une dernière conséquence. Quel est l’avenir logique d’un « TSF en conversion » ?… sans doute la fin de la conversion. Celui d’un taillis simple balivable… est probablement le balivage. Et dans l’exemple précédent, le forestier qui n’a pas reconnu le type B va régénérer la parcelle sans l’avoir vraiment « vue ». La confusion entre une dénomination et l’action pousse le sylviculteur à aller dans le sens « habituel ».

En revanche, la parcelle décrite objectivement comme un taillis avec réserves moyennement riche régularisé bois moyens, aide à poser un diagnostic neutre et à réfléchir à toutes les solutions sylvicoles possibles, et pas seulement à la continuation de la conversion. Pour certains propriétaires, conserver un taillis simple (même « balivable » !) peut être utile et rentable.

Le langage utilisé influence, d’une façon ou d’une autre et plus ou moins fortement, les actions envisagées. Les connaissances sylvicoles et les capacités d’analyses étant identiques, une personne ayant fait une bonne observation du peuplement (description et historique) aura la possibilité de prendre une meilleure décision.

Nombre d’entre nous, forestiers, avons pu le constater sur le terrain. Les exemples ci-dessus sont tous véridiques.

C’est de ces observations qu’est apparu le besoin de réfléchir au diagnostic sylvicole et à la formation.

Objectif recherché

De nombreuses discussions avec des professionnels et des formateurs, alliées à l’expérience de quelques années de formation nous ont amenés à devoir distinguer nettement plusieurs phases dans l’analyse d’une parcelle : description, diagnostic proprement dit, objectifs sylvicoles. Si cette démarche paraît logique voire normale, son originalité repose en fait sur deux points : la précision des différentes étapes et la séparation nette de celles-ci.   Ainsi, voilà ce que l’on attend très précisément d’un futur professionnel, en fin de formation :

Phase
Remarques
1) Description du peuplement :

dénomination
critères quantitatifs
critères qualitatifs

La dénomination doit être étayée à l’aide de critères visuels simples. La description est indépendante de toute notion de sylviculture : il s’agit en quelque sorte d’une photographie du peuplement, donc purement descriptive et objective.
2) Historique du peuplement Il s’agit, à l’aide d’éléments visibles et sans aucune trace écrite, de retracer les interventions qui ont été réalisées (ou non !). L’objectif est d’expliquer l’état actuel du peuplement (la partie « description »), et de le placer dans sa dynamique d’évolution.Il peut arriver que le peuplement soit suffisamment particulier et rare pour qu’il ne puisse être nommé aisément. La dénomination peut alors se faire en fin d’historique, une fois que tous les éléments ont été rassemblés et analysés[8]
3) Diagnostic Il est alors possible d’analyser ce qui a été abordé auparavant puis, toujours de façon neutre, d’aborder les atouts et les contraintes du peuplement et de son environnement : qualité des bois, stabilité du peuplement, fréquentation touristique, paysage, desserte etc.
4) Objectif à long terme Selon ce qui précède, un ou plusieurs scénarios sylvicoles peuvent s’ouvrir et être analysés. Vers quoi peut-on emmener le peuplement, vers quelle finalité ? Dans un taillis avec réserve, peut-on finir la conversion en futaie régulière, amorcer une conversion en futaie irrégulière, futaie claire, revenir à un taillis sous futaie ? L’objectivité est ici particulièrement importante, même si l’on est plus enclin à certains types de sylviculture que d’autres. Parmi les choix techniques possibles répondant à toutes les contraintes, les souhaits du propriétaire sont naturellement déterminants.
5) Objectif à court terme, moyens à mettre en œuvre Une fois la direction générale choisie, il faut définir comment y emmener au mieux le peuplement à l’aide des moyens disponibles : travaux et coupes. Il s’agit ainsi de préciser, par exemple, le rythme des éclaircies (rotations) et leurs caractéristiques (intensité, type, nature…).

Cette démarche repose évidemment sur les connaissances et l’expérience, mais aussi sur la clarté (qui démontre celle de l’esprit et évite les oublis), la neutralité (objectivité et professionnalisme) et la solidité des arguments (dépendant d’une bonne observation).

Cela revient à construire un puzzle. Les pièces sont constituées des observations réalisées (description et historique : forme des houppiers, souches, critères dendrométriques et qualitatifs, interventions passées…), de l’analyse et des déductions faites (diagnostic), et des objectifs. L’ensemble doit être cohérent : si une seule pièce ne s’assemble pas, il y a une erreur quelque part.

De même, un stagiaire a préféré un jour comparer cela à une démarche de détective : les indices doivent tous être récoltés puis analysés, et être cohérents à la fois entre eux et avec les déductions.

Articulation de l’enseignement

Pour aboutir à ce résultat, la formation doit en sus des connaissances techniques permettre à l’apprenant  de développer le sens de l’observation et la rigueur, d’éviter les pièges des automatismes, de l’habitude et des modes. Or nous avons vu que l’enseignement habituel, de par sa conception même, permet plus difficilement d’atteindre cette objectivité. Celui que nous avons conçu répond à ces besoins en suivant le schéma ci-dessous. Naturellement, il s’appuie à la fois sur des cours en salle, des analyses de documents et des sorties.

Phase d’étude
Remarques
1) Description des peuplements .
Observation de la morphologie des arbres (fût, houppier) et de leur origine (rejets de souche, brins de franc-pied…). La « lecture » de la forme des arbres permet de déduire simplement la façon dont ils ont crû (phase(s) de croissance libre, de concurrence…), et permet ainsi de retracer les grandes lignes de l’histoire du peuplement. A ce stade, il n’est pas question de sylviculture.Cette phase est relativement courte, mais constitue les fondations de ce qui suit.
Les différents types de peuplements existants, ayant existé, ou en cours de création : dénomination et description. La reconnaissance de ceux-ci s’appuie sur des critères exclusivement visuels : en particulier forme des houppiers et des fûts. Il s’agit, en s’appuyant sur la phase précédente, de nommer le peuplement. La description est complétée notamment par des critères dendrométriques pertinents et des critères qualitatifs.
. A ce moment, l’apprenant doit être en mesure de décrire de façon complète la quasi totalité des peuplements existants. Cette description est objective et neutre, comme une photographie,car elle ne fait intervenir aucune autre notion.
2) Les moyens d’action du sylviculteur Il s’agit en quelque sorte de présenter tous les « outils » disponibles et d’expliquer leurs intérêts et leurs limites.
Les travaux
Les coupes
Les techniques de renouvellement
Toutes ces opérations sont présentées de façon indépendante des traitements. En effet, la variabilité des peuplements et des besoins en matière de sylviculture s’élargit à tel point que l’on peut être amené à utiliser ou adapter des techniques à des peuplements pour lesquels ils n’étaient au départ pas prévus[9]. Toutefois, il faut naturellement connaître les conditions dans lesquelles chacune est le plus souvent appliquée.
3) Les itinéraires sylvicoles et leurs variantes Cette dernière phase est assez rapide, toutes les notions nécessaires ayant été déjà acquises.
La futaie régulière
Le taillis simple
(…)
La futaie jardinée
Les conversions et transformations
Le stagiaire ou l’élève doit comprendre les traitements tels qu’ils ont été appliqués dans le passé, tels qu’ils sont appliqués maintenant, et connaître les évolutions futures qui se dessinent. C’est l’assemblage des éléments décrits ci-dessus. L’accent est mis également sur les intérêts et les limites de chacun d’entre eux.Le chapitre « conversion et transformation » est l’occasion de reprendre la totalité des peuplements existants ou pouvant exister et d’étudier tous les moyens de passer de l’un à l’autre.

Avantages et inconvénients de cette méthode

Le gros atout est de présenter les choses de façon pragmatique et objective, même si cela n’empêche naturellement pas de se forger des convictions personnelles. Elle s’adapte parfaitement aux deux niveaux de formation présentés (BTSA et BTA), et ce malgré une durée plus courte que la formation traditionnelle (un an au CFPPA de Châteaufarine au lieu de deux). Plus récemment, elle a été appliquée à la 9ème et à la 10ème promotion de la FIF[10]-ENGREF sur une très courte période (quelques jours) mais avec des résultats dépassant mes espérances. En revanche, elle semble n’être intéressante que si les éléments techniques, sur lesquels reposent les choix, sont suffisamment détaillés : en effet, elle laisse la plus grande liberté de choix possible en évitant les recettes toutes faites et les idées préconçues, ce qui impose de bien maîtriser l’ensemble des techniques.

Elle ne peut donc être appliquée telle quelle aux niveaux inférieurs au BTA (BP V, BP IV, BEPA), mais des adaptations de celles-ci se sont révélées encourageantes et restent à approfondir.

Ce schéma, par la souplesse d’esprit qu’il autorise, permet également de s’adapter à tous les peuplements possibles. Les personnes les plus marquées par « l’ancien » schéma sont parfois mal à l’aise dans certains peuplements présentant des caractéristiques intermédiaires : le peuplement ne ressemble pas à ce qu’il « devrait », à un « peuplement type » ou « habituel ». De même, certains ne peuvent parler d’une parcelle sans en lire auparavant le dossier ou le sommier…

Il ne pose aucune difficulté aux personnes n’ayant jamais eu de formation ni d’expérience forestière. En revanche, certaines personnes ont parfois du mal à se défaire de l’enseignement classique qu’elles ont pu recevoir – même de faible niveau – mais en perçoivent rapidement les contraintes. C’est d’ailleurs sans doute la meilleure démonstration de ses faiblesses et de la rigidité inconsciente qu’il impose.

Les enjeux

Au-delà de l’enseignement, cette méthode propose aussi une nouvelle démarche.   Actuellement, le débat a encore lieu entre « futaie régulière » et « futaie jardinée ». L’idéologie prime bien souvent sur l’objectivité car les fondements du raisonnement sont souvent restés les mêmes qu’autrefois : si j’appelle un peuplement « régulier », je lui appliquerai un traitement régulier, et si je le décris comme irrégulier je le jardinerai. La dénomination d’un peuplement est alors un enjeu lui-même, alors que l’on devrait simplement en prendre une photographie. On le voit bien souvent dans des aménagements (entre autres) où l’on modifie les dénominations en fonction des choix réalisés ou à réaliser…

Distinguer très nettement dénomination et action permet de s’affranchir plus facilement des habitudes inconscientes de ce type et des préjugés.

Jusqu’à maintenant, nous sommes restés sur le terrain de la sylviculture. Or l’on peut observer que la société a un regard de plus en plus attentif sur nos décisions forestières. La production de bois n’est plus seule indispensable. Le forestier doit aussi justifier, ce qui est normal, du coût des solutions qu’il propose. De nouveaux besoins de la société sont apparus et croissent encore : prise en compte du paysage, du rôle social, de la biodiversité…

Dans le contexte idéologique maintenant habituel régulier/irrégulier, comment peut-on aisément faire face à des détracteurs « anti-forestiers » ? Ceux-ci tirent profit, sans forcément s’en rendre compte, de ces dissensions et de ces choix mal argumentés et entament ainsi notre crédibilité auprès du public.

Une description impartiale, dans laquelle on peut inclure d’autres éléments utiles tels que les risques sanitaires, la biodiversité, le nombre d’arbres morts, le statut hiérarchique des tiges, et pourquoi pas l’aspect esthétique… devient indispensable pour pouvoir étudier toutes les solutions techniques possibles et non plus seulement la ou les solutions habituelles, afin de choisir celle qui est la plus adaptée au contexte. De plus, lorsque cela est techniquement possible, éviter les solutions irréversibles à moyen terme permet, tout en résolvant les problèmes du moment, de laisser à nos successeurs plus de marge de manœuvre.

Ceci est vrai pour les choix sylvicoles, mais aussi dans la démarche d’établissement des plans de gestion (aménagement ou plan simple de gestion). Cette démarche est d’ailleurs préconisée dans le manuel d’aménagement de l’ONF, mais la formation sylvicole traditionnelle peut en limiter l’application. La tradition forestière multiséculaire française, atout extraordinaire lorsqu’on l’analyse avec soin, ne doit pas être un poids par les habitudes profondément ancrées qu’elle peut induire.

Conclusion

Conserver un esprit ouvert et souple, choisir une sylviculture en fonction d’arguments complets et d’un raisonnement clair et non pas en fonction de modes ou d’idéologies plus ou moins inconscientes doit devenir une priorité. Cela permet d’agir au mieux pour chaque peuplement et propriétaire, mais aussi de conserver et améliorer notre rôle de technicien de la forêt. Naturellement, beaucoup de forestiers ont adapté leurs connaissances et leurs savoir-faire aux peuplements et aux nécessités actuelles, remettant parfois en cause la formation reçue. En ce sens, cette méthode n’est donc pas novatrice.

Par contre, il apparaît qu’elle permet aux jeunes forestiers – par une nouvelle façon de penser – d’être plus vite opérationnels et de s’adapter avec plus de facilité aux peuplements, aux nécessités sociales et à l’avenir.

Emmanuel Naudin
Ingénieur des techniques forestières

 


[1] BTSA = brevet de technicien supérieur agricole (niveau « technicien »)
[2] Centre de formation professionnelle et de promotion agricoles (CFPPA) et centre de formation d’apprentis agricole (CFAA)
[3] CNPR = centre national de promotion rurale, organisme de formation à distance disposant également d’une section forestière
[4] BTA = brevet de technicien agricole (niveau « agent »)
[5] opération de type négatif : qui consiste à enlever une tige sur des critères uniquement négatifs (notamment défauts), à la différence des opérations positives qui consistent d’abord à repérer une belle tige et ensuite à la favoriser. L’éclaircie par le bas est de type négatif.
[6] au sens strict, c’est à dire ayant des caractéristiques de peuplement en équilibre
[7] au sens moderne du terme : dans la suite du texte, le terme « traitement » correspond au type d’action menée et inclus donc régime et traitement au sens strict.
[8] On peut citer en exemple une parcelle d’aspect très inhabituel. Après analyse fine de la morphologie, des critères dendrométriques et un examen attentif des traces d’activité (exploitation, travaux), celle-ci a été décrite comme un taillis avec réserve de chêne, hêtre et charme, riche régularisé gros bois, dans lequel la fin de la conversion en futaie régulière a été abandonnée (la coupe d’ensemencement a été marquée seulement en partie – enlèvement du taillis et du sous-étage), puis qui a connu une coupe jardinatoire. Cette déduction a été confirmée ultérieurement par les services gestionnaires. Ce type de peuplement, encore rare, ne possède aucune dénomination propre. Un tel résultat ne peut s’obtenir si l’on cherche à se raccrocher instinctivement à un modèle pré-établi : le test aboutit alors à une coupe de régénération classique bien que mal faite.
[9] On peut citer l’exemple de la régénération naturelle en futaie régulière : initialement trop lente, elle est devenue maintenant plus dynamique (recherche d’une régénération acquise en une dizaine d’années). Cette technique a été adaptée pour la conversion de certaines futaies régulières en futaie irrégulière, par l’étalement dans le temps des différentes coupes.
[10] Formation d’ingénieurs forestiers

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